lundi 14 décembre 2015

Estimer le succès de son aventure entrrepeneuriale : le verre est-il à moitié plein, moitié vide ou deux fois trop gros ?


Deux ans après la création d'Adieu Arche B Marketing, qui réalise à la fois  le développement de portails web pour les séjours non touristiques à l'étranger (volontariat et bientôt stages), et des prestations de conseil et de formation en référencement, Frank Seidel partageait le 10 décembre dernier autour d'une bière les premières conclusions d'un bilan qu'il résume comme : un verre à moitié plein ... et à moitié vide.

A moitié plein d'abord parce que la société est toujours en activité et qu'elle lui dégage un salaire là où d'autres avec qui il a partagé les débuts du Tarmac naissant ont malheureusement achevé leur aventure (mais perdre une bataille n'est pas perdre la guerre ...), mais aussi parce qu'il y a plusieurs choses qu'il re-ferait sans hésiter avec du recul :
  1. créer sans associé au départ parce que pour avancer vite, il faut souvent marcher seul, et que plusieurs des échecs constatés sont malheureusement le fruit de conflits d'associés.
  2. démarrer en boostrap, quitte à développer une activité parallèle (la prestation de service en référencement) pour financer l'activité principale. Pourquoi ? Parce que dans un secteur peu attractif, cela permet de faire rentrer de l'argent à coup sûr sans passer du temps sur des BP que personne ne lit.
  3. vive le lean ... coaché ! Le coaching lean-start-up a généré un ROI de 800%, lui a permis de valder son MVP, et d'obtenir un taux d'acquisition de 50% sur l'un des fondamentaux : "get out the building !) ...
  4. faire payer ses clients dès le début (voire même un peu plus ...)
  5. garder une vie en dehors du travail pour que l'aventure entrepreneuriale ne ruine pas définitivement les fondations du couple ou de la famille
  6. s'installer au Tarmac, pour la communauté, le mentorat, les ateliers, le partage d'expérience, et les nombreux échanges avec les entrepreneurs comme l'équipe d'inovallée (si, si, c'est lui qui le dit !) ...

Mais aussi un verre à moitié vide parce que :
  1. Oui, l'entreprise existe et progresse, mais sans atteindre les ambitions initialement fixées
  2. créer seul, c'est certes efficace pour avancer vite, mais pour avancer loin, mieux vaut marcher ensemble. L'appel est lancé : Adieu Arche b Marketing cherche un associé profil web développement ...
  3. on a tendance à passer  (perdre ?) trop de temps dans l'opérationnel et les tâches transverses, pas assez sur la stratégie, le business model et l'essentiel. Et pour se concentrer sur l'essentiel, Frank préconise deux méthodologies : le "getting things done", et le Pomodoro.
  4. suite logique du précédent, ne pas seulement travailler DANS son entreprise mais aussi SUR son entreprise
  5. attention aux allocations pôle emploi dont le confort matériel et financier est un vrai risque d'endormissement. Le temps est l'ennemi numéro 1 du créateur ...
La morale de cette histoire :  "peu importe que le verre soit à moitié vide ou à moitié plein, l'important, c'est qu'il en reste dans la bouteille"

La morale de cette morale : il y a 3 manières de voire le verre : 
  1. pessimiste : il est à moitié vide, 
  2. optimiste : il est à moitié plein
  3. lean : il est 2 fois trop gros !

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